Victor Hugo - 17 juin 1878
- discours d’ouverture du Congrès littéraire international
122 rue de la Boëtie 75008 Paris
L'identité française? Une évidente rémanence de Vichy à l'encontre de la culture française

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Projet de loi sur le droit
d'auteur et le contrat d'édition, présenté au nom de Monsieur
Albert LEBRUN, Président de la République française, par
Monsieur Jean ZAY, ministre de l'éducation nationale et des
beaux-arts, et par Monsieur Marc RUCART, garde des sceaux.
C'était le 13 août 1936, mais
la question reste la même qu'aujourd'hui : favoriser et
sécuriser les investissements économiques des titulaires de
droits d'exploitation, tout en veillant au contrat social Auteur
/ Public.
A lire et relire

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L'impropriété intellectuelle
ou la loi DADVSI

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Les fables de la loi
"De la chose publique, vous avez retenu la Raison d’Etat et le Fait du Prince.
Des Grands Hommes et Femmes, un tailleur filou et malicieux vous a persuadés que
vous portiez le manteau. Superbes, vous en arborez la griffe. Peaux de Tigre, de
Panthère ou de Vieux Lion se révèlent peau de chagrin puis de lapin et vous
laissent comme le Roi, nu (...)"

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« Je ne suis pas d'accord avec
ce que vous dites mais je me battrai pour que vous ayez le droit de
le dire »
(Voltaire - apocryphe)
Pour des mesures
politiques de protection des œuvres de l'esprit :
Entre subversion et
adoration, les caricatures du Prophète illustrent un troublant
jeu de miroir entre l'Etat et l'œuvre de l'esprit.
Comme on pourrait le
vérifier, nous ne publions pas les désormais fameuses
caricatures du prophète Mahomet, mais nous soutenons sans
réserve ceux qui les publient ; tant qu'une éventuelle décision
de justice n'aura pas sanctionné un hypothétique délit de
presse.
La liberté d'expression ne se
mesure pas à l'aune des opinions exprimées dans les pages jaunes
et il est insupportable que des hommes politiques donnent
publiquement des consignes de réserve à la presse.
Il est au demeurant
extrêmement grave, mais significatif, qu'une fois
encore, des auteurs d'œuvres de l'esprit, des CREATEURS, par essence
"libre-arbitraires" , soient
menacés.
Comme dans l'affaire des
Versets Sataniques, ces menaces portent atteinte non seulement à
la liberté d'expression mais aussi à la liberté des créateurs
d'œuvres de l'esprit. Et
c'est bien là toute la question. Le Coran réserve et interdit le
droit de représentation du prophète et d'Allah. Le Créateur,
le seul, c'est lui. D'où l'ire des Grands Eunuques, gardiens du texte.
Jean-François CLEMENT, universitaire spécialiste de l'Islam marocain, déclare dans un
entretien au journal Le Monde daté du dimanche 5 - lundi 6
février 2006 :
« Au départ, il n'y a pas
d'interdit spécifique concernant la représentation du Prophète.
L'interdit de l'islam porte sur la figuration en général, sur
les statues à fonction d'idoles "inventées par Satan", comme dit
le Coran, et présentées comme des "abominations". On sait que
les monothéismes se sont constitués contre ce paganisme
idolâtrique. Ensuite, on trouve dans la sunna (ensemble des
paroles et actions de Mahomet), en particulier dans le recueil
de hadiths (dits) de Muhammad al-Bukhri (810-870), que trois
attitudes sont possibles envers l'image: tolérer, mais
s'abstenir de la produire; condamner par la parole; pratiquer
l'iconoclasme, c'est à dire la détruire.
On ne peut pas produire
d'images, car la fabrication de formes figuratives est
considérée comme une activité menaçant le monopole créateur de
Dieu. Du IXème au XIIIème siècle, les théologiens durciront ces
positions.
« Subiront le châtiment par le feu le plus terrible, le jour du
Jugement dernier, tous ceux qui feront de la représentation
figurée »,
écrit par exemple Muhammad al-Bukhari. Dieu les mettra au défi
de créer une âme, soit une manière de rappeler qu'il a seul le
monopole de la création complète, celle qui produit la matière,
sa forme spatiale et l'âme qui doit nécessairement y être
associée. Dieu reproche donc aux créateurs d'images de n'être
pas des... dieux, c'est-à-dire de ne pouvoir donner une âme à
une matière. C'est un reproche aussi connu en Occident, comme on
le voit dans les récits de Pinocchio, du Golem, des robots
animés de la science-fiction, pour ne rien dire du titan
Epiméthée qui façonne une statue d'argile sans lui donner la
vie, raison pour laquelle Zeus, lui aussi jaloux, le transforme
en singe. »
En fait de concentration des
maisons d'édition et de production et de danger pour la
création, la maison de Dieu est sans doute la plus inquiétante.
Toute concession à la
violence des religieux est une concession de l'Etat démocratique
à leur doctrine totalitaire.
L'histoire de l'empire de BYZANCE et de sa crise
iconoclaste nous donne une mesure de la crise actuelle. Que l'on
vilipende des caricatures religieuses ou que l'on casse des
icônes adoratives, c'est d'abord pour le pouvoir.
Lire Bysance VIIIème siècle

Des barbares et du
contrat social en droit d'auteur
TGI Paris 31ème Chambre - " 8
décembre 2005 - Ministère Public - SCPP c/ Anthony G "(...)
Une justification du RNO
(Cf notre proposition)
La trente-et-unième chambre
du TGI de Paris laisse à la charge des titulaires de droit
et du ministère public la démonstration de la mauvaise foi
de l'utilisateur d'un logiciel P2P, l'absence de
vérification préalable, sur les bases de données des auteurs
ou éditeurs, de la possibilité de disposer librement d'une
œuvre ne saurait caractériser une intention coupable.
Extraits :

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