Bernard GRASSET écrit à BOLLORÉ
Dans son ignoble ouvrage, carnet de notes, intitulé À la recherche de la France, publié en novembre 1940, le fasciste français Bernard GRASSET dit toute son admiration pour l’Allemagne nazie et l’Italie fasciste et pour leurs chefs. Dans une note de cet ouvrage intitulée « Autorité et anonymat » du 19 septembre 1940, il s’en prend au capitalisme et écrit :
« (…) Prenons comme exemple ma maison d’édition. Quel est son vrai capital ? Nos modestes réserves d’argent ? Certes non. Elles sont à peine suffisantes comme fonds de roulement. C’est à dire pour me permettre de continuer à travailler. Mon vrai capital, ce sont les traités qui lient à moi quelques grands écrivains de ce temps. Traités qui m’ont coûté trente ans d’effort, c’est à dire de travail accumulé. Là, il ne faut plus qu’un « Jean-foutre » quelconque puisse porter atteinte à ce capital, au seul titre de quelque argent qu’il aurait mis tardivement dans mon affaire (…) » (sic)
Moralité, l’on n’est jamais trahi que par les siens.
AG